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Biographie Nicole MARTIN dite “Marnie”

Petite lettre à ceux qui aiment mon travail et aux autres aussi…

 Je n’ai pas de journée type, pas de rituel.

A Salles, dans mon atelier, en tenue de travail, ma recherche est solitaire. Je n’aime pas être dérangée. Pas de téléphone. Comme l’atelier est près de la maison, c’est pratique.

J’écoute beaucoup de musique : Satie, René Aubry, Paolo Conte (etc) qui, je ne sais pourquoi, inspire ma création.

J’envahis souvent le bâtiment mitoyen de l’atelier, pour y installer une vieille table de ping-pong et y disposer mille trouvailles (laisses de mer, pâtes de verre, roches pilées, grillages etc..) ou y confectionner du papier mâché que j’utilise dans mes compositions, préparer des teintures végétales nécessaires ou d’imprimerie pour les monotypes. Bref, tout ce qui est salissant.

Accroupie à même le sol, je peux travailler sur de grands formats ou des bâches que j’enroule ensuite. L’atelier permet un travail plus sophistiqué, intimiste, avec des matériaux plus fragiles ou plus précieux (papiers de soie, feuilles d’or, papiers végétaux, papier torchon…) toutes les activités de collage ou marouflage.

La soirée (ou la nuit quand il y a la pression d’une exposition) est le moment préféré pour ma recherche (j’ai gardé cette habitude de l’époque où j’avais mon activité professionnelle de psychologue). A ce moment, l’atelier m’apparaît comme un îlot posé dans la nature et le jardin.

Si je suis oisive, je ne le suis qu’en apparence. J’observe, je trie, je ramasse, je photographie, je note. C’est souvent le moment où je suis le plus à l’affût et réceptive à la vie et au monde qui m’entourent.

Dans les moments de blues, de déceptions par rapport à mes projets artistiques, j’aime me frotter aux autres modes d’expression (danse contemporaine, cinéma, concerts). Je suis gourmande de tout.

J’aime donner du temps à ma famille qui est très importante pour mon équilibre et à mes amis. J’adore programmer des repas ou des fêtes pour eux. Je suis une épicurienne et j’aime le partage et les rencontres nouvelles.

Si ma recherche est solitaire, je peux aussi apprécier le travail d’équipe (à l’atelier d’art El Lledoner, en Catalogne, pour le tirage de mes sérigraphies, à la Belle Estampe, avec Robert Frélaut pour le tirage de mes gravures). Je peux échanger avec mes amis peintres français ou espagnols, m’associer à des projets d’expositions collectives. Nous nous montrons nos réalisations et visitons nos ateliers.

Le plus dur est de rester authentique. J’aime, quand je peux, aider les autres artistes. Je suis idéaliste et rêve d’une chaîne de solidarité. Parfois, je suis déçue…

Si je voyage, mes préférences vont à l’Espagne où la fête est innée et mes amis nombreux. J’apprécie le Sud mais aussi toutes les îles de l’Atlantique, toutes les villes riches sur le plan culturel (Barcelone et Vienne pour l’art nouveau, Venise l’intemporelle, Paris et ses multiples facettes.

Dans mon environnement immédiat, ville de Bordeaux, forêt landaise et Bassin d’Arcachon, je retrouve mes racines et me ressource à travers des plaisirs simples, comme le jardinage, les cueillettes ou les promenades. Les écritures végétales et aquatiques sont très présentes dans ma peinture qui demeure un journal de mémoire. Malgré les blessures de la vie, je crois que j’ai beaucoup de chance d’avoir pu réaliser mes rêves de jeunesse et mon engagement citoyen.

A vous, merci de m’avoir accompagnée.

Je vous souhaite le meilleur de la vie.

Nicole MARTIN

Nicole MARTIN dite MARNIE

Études Supérieures (philosophie),
Diplomée de psychologie (Institut de formation de Talence)
Enseignante et artiste
_____

Née le 05 janvier 1943 à Salles (FRANCE)
Morte le 22 mars 2020 à Salles (FRANCE)

1961-1982 – Enseignante.
Par choix, elle professe à tous les niveaux (collège, primaire, maternelle), auprès des populations rurales et urbaines. Son passage en maternelle clôt sa carrière et lui permet de centrer toutes les activités scolaires autour d’un projet plastique important. À la suite d’une exposition « Hundertwasser » à Bordeaux, courriers et échanges de travaux entre le peintre et les enfants pendant une année scolaire.

1969-1983 Parallèlement, pendant les vacances scolaires, elle suit des stages d’arts appliqués en Dordogne (céramique, poterie, tissage…) et l’été, dans les Pyrénées (colonie du Bager d’Arudy), avec son mari, encadre et forme les jeunes moniteurs pour des ateliers plastiques.

1981-1997 : elle reprend ses études à l’université de Bordeaux 2 (UER, de sciences sociales et psychologiques). Elle obtient son diplôme de psychologue scolaire. Dans sa nouvelle profession, le dessin d’enfant tiendra une place capitale.

À l’époque, la jeune Nicole Lapenue hérite de l’âme artistique de son grand-père André Estibal, peintre décorateur.
Dans la cité salloise, Nicole Lapenue deviendra plus tard Nicole Martin, mariée à Serge, enseignant à Salles. Tous les deux épouseront l’éducation. À seulement 23 ans, Nicole Martin est nommée directrice de l’école de Salles tandis que Serge l’assiste. Nicole Martin aura choisi les arts plastiques pour transmettre. Tant aux enfants lors des colonies de vacances organisés avec son mari Serge, qu’à son entourage et ses amis à qui elle fera découvrir ses talents. Psychologue scolaire jusqu’à sa retraite en 1998, elle s’est ensuite consacrée pleinement à sa passion : « Elle était libre de créer sans limites. Elle signait ses œuvres sous le pseudonyme de Marnie » se rappelle Serge.

Ses voyages en Espagne l’inspirent tout comme les paysages de la région. Ses compositions racontent une histoire, partent d’une thématique pour ensuite y faire découler un message. Cette sensibilité pour l’art sera récompensée par plusieurs expositions à Bordeaux, en Espagne et dans la France entière. Atteint de la maladie de Parkinson dès 2015, l’artiste ne sait pas laissée abattre. Accompagnant Serge dans les parutions de ses ouvrages traitant de l’histoire, c’est à ses côtés qu’elle a terminé son œuvre. Quelques jours avant son départ, elle finissait un pochoir sur la porte du garage avec l’aide de son mari : « Ce n’est pas mal ce qu’on a réussi à faire tous les deux » disait-elle en contemplant leur réalisation.

Ayant fait la promesse de mettre en lumière l’œuvre de son épouse, Serge Martin ouvrira l’atelier de Marnie aux visiteurs. Une immersion au cœur d’un univers singulier : « Les visiteurs pourront découvrir les techniques utilisées par Marnie dans ses compositions ainsi que les différentes histoires qu’elle racontait à travers plusieurs éléments de ses œuvres » explique Serge Martin. Aux côtés de sa fille Sophie qui exerce en tant qu’historienne d’art, Serge fignole les dernières préparations. D’autres œuvres devraient être exposées à la médiathèque de Salles le mois prochain. Une manière de terminer la boucle comme il se doit. Marnie jouait avec les sens dans un désordre finalement bien organisée à l’image de son atelier. Pastels à l’huiles, collages-assemblages ou encore acryliques, son style pluriel a su séduire.

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